Our Recent Posts

Tags

Maintenir le cap dans les situations de crise : le rôle clé des managers

Une crise comme celle du Coronavirus que nous vivons actuellement, avec ses impacts sur la vie quotidienne et ses répercussions sur l’économie au sens large, vient nous rappeler notre fragilité face à des phénomènes externes contre lesquels nous nous sentons démunis.

Dans un moment où il est au vital de rester mobilisés, cette situation peut engendrer plusieurs émotions qui peuvent avoir des impacts importants à titre professionnel pour les collaborateurs et les équipes.

L’objectif de cet article est de mieux comprendre ces enjeux et comment les canaliser et de fournir aux managers des outils afin de maintenir le cap et de garder leurs collaborateurs motivés en période d’incertitude.

La peur, la panique, et le sentiment d’impuissance devant ce que nous ne maîtrisons pas

La peur

La peur est liée à l’incertitude et à l’absence de contrôle et de visibilité. La peur se communique très facilement à notre entourage avec un risque de propagation important. Ainsi, la capacité du capitaine d’un bateau en perdition à sauver le navire est directement liée à son degré de confiance dans le fait qu’il va gérer la situation avec l’aide de son équipage. Mais si le capitaine et/ou son équipage ressentent de la peur et se mettent à douter, ce sentiment va venir fragiliser toute l’équipe et peut même la conduire à sa perte.

La peur nous paralyse car elle nous met en état de perception maximale des risques associés à l’action et exacerbe nos mécanismes de protection. Résultat : nous bloquons nos actions spontanées et nos capacités à décider dans l’incertitude s’amenuisent.

La panique

La panique est toujours néfaste car elle augmente notre risque d’erreurs. Elle est bien souvent associée à la peur, mais elle prend une dimension plus inattendue et plus violente. La panique nous empêche de réfléchir efficacement car elle vient faire barrière à notre cortex préfrontal, siège du cerveau qui commande notre capacité à raisonner, anticiper, programmer et prendre les bonnes décisions. Or notre cerveau est avant tout émotionnel, dans le sens ou des chocs émotionnels majeurs, comme la panique par exemple, domineront quasiment toujours notre capacité à raisonner.

L’impuissance

Ce sentiment est négatif car il engendre la démotivation. Démunis de nos moyens et avec le sentiment de ne plus contrôler notre environnement, on peut avoir tendance à ne plus oser agir, se refermer sur soi, se désengager, et se poser en victime. « A quoi bon ? », « Qu’est-ce que cela change ? » sont des petites phrases qui riment avec l’idée que les choses sont vaines.

Ces émotions, peur, panique, impuissance, caractéristiques des périodes d’incertitude, peuvent agir à des degrés divers sur chacun des membres de l’équipe en fonction de sa situation propre, de son niveau d’aversion au risque et de ses mécanismes de défense.

En période critique, plus les décisionnaires et managers vont anticiper et adopter une posture adaptée pour faire face à ces émotions, moins lourdes seront les conséquences sur les performances et donc sur les résultats de toute l’équipe et de l’entreprise dans sa globalité.

Quels sont donc comportements clé à adopter pour limiter les risques de dérapage et garder l’équipe moti